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:: L’ HOROSCOPE AMAZIGHE ::

 
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MessagePosté le: Jeu 18 Déc - 01:54 (2008)    Sujet du message: L’ HOROSCOPE AMAZIGHE Répondre en citant

L’ HOROSCOPE AMAZIGHE



Depuis la plus haute Antiquité, les Imazighens, peuple sédentaire et agriculteur, ont associé les destinées humaines avec les cycles réguliers des saisons et par conséquent à la vie agricole et pastorale, leurs activités principales. Depuis le Néolithique déjà (- 5000 ans avant notre ère) des peuples pasteurs se sont formés en Afrique du Nord et auraient influencé la naissance de civilisations pastorales en Europe du Sud. En effet, on retrouve de nombreuses similitudes et influences réciproques dans les motifs peints sur des galets, dans la décoration de la poterie, qui consistent en un même répertoire de signes symboliques, communs à différents foyers de civilisations néolithiques méditerranéennes.

Les Imazighens ont conservé jusqu’à nos jours ces motifs qui font référence à la vie agricole, stylisés à l’extrême, qui leur avaient servi également de point de départ pour développer une écriture consonantique originale, le tifinagh, encore utilisé à nos jours.

Les symboles religieux, les idéogrammes qui ont servi de fonds pour l’ornementation et pour l’écriture ont donc une même origine, mais ces trois dimensions (sacrée, esthétique et scripturale) ont évolué différemment, chacune exprimant un domaine particulier (divination, ornementation, écriture), tout en gardant des liens étroits.
Aperçu historique :

Au cours du dernier millénaire avant notre ère les Imazighens subirent les influences d’autres civilisations venues de la Méditerranée (Espagne, Malte, Grèce, Crète...) et de l’Est (Egypte, Palestine, Mésopotamie.) ; les influences égyptiennes surtout se firent ressentir à partir de l’époque de la II dynastie thinite : la déesse Neite (elle-même issue de l’Asrarté chaldéenne), se « berbérisa » en Ta- Neite, puis Tanite l’Africaine. A cette époque les Imazighens fonderont même des royaumes dans le Delta du Nil et s’imprégneront de la culture égyptienne, tout en préservant leurs caractéristiques culturelles propres. Ramsès II, puis Ramsès III les combattirent, en firent des alliés selon les circonstances, (contre les Hittites, par exemple). Un roi Amazighe régna pourtant à Hiérakléopolis, en Moyenne Egypte, et ce fut son septième descendant, Sheshonq I er, (Sisak dans la Bible) qui fonda la XXII ème dynastie, en 950 avant notre ère. Cette date est l’avènement du calendrier amazighe. Une autre dynastie berbère, celle d’Osokron, succéda à celle fondée par Sheshonq Ier.

Dès le X ème siècle les Imazighens entreront en contact d’une façon durable avec une autre civilisation orientale, les Phéniciens, peuple sémitique de marins et de commerçants, originaires des côtes de l’actuel Liban. Les Phéniciens, ou « Puniques » fonderont des comptoirs sur la côte nord africaine, de la Tunisie jusqu’au Maroc. Ils s’installèrent définitivement dans le pays des Imazighens, avec la fondation de Carthage ( Kartha- Hadesh, la « nouvelle ville ), en 814 avant Jésus Christ, en échange d’un tribut payé régulièrement aux rois berbères. La civilisation phénicienne influencera profondément la culture amazighe et les échanges furent nombreux dans les domaines religieux (culte rendu au dieu Baal, par exemple), culturels, ainsi que dans les échanges de techniques industrielles et agricoles.

Rome détruisit Carthage, sa rivale en Méditerranée et prit sa place en Afrique du Nord à partir de - 146 avant J.C, en transformant les colonies carthaginoises en possessions romaines ; de nombreux colons vinrent s’installer en Afrique du Nord, pendant que Rome poursuivait sa politique de colonisation, en annexant tous les royaumes amazighes, favorisant les rivalités entre les différents prétendants, tout en encourageant les vétérans de son armée à s’approprier de plus en plus de terres, malgré l’hostilité manifeste des autochtones.

Tout en poursuivant leur résistance face à l’occupation romaine les Imazighens empruntèrent aux colonisateurs le culte de certaines de leurs divinités, comme Saturne, par exemple, tout en les adaptant à leur mentalité et à leur culture et en continuant de pratiquer leurs propres cultes, le christianisme, implanté depuis le II er siècle après J.C, et le paganisme. Le calendrier julien date de cette époque- là, avec l’adoption des noms des mois juliens berbérisés, encore utilisés de nos jours mais peu à peu supplantés dans le domaine religieux par le calendrier musulman.

La superstition, un acte de résistance passive face à l’hégémonie des religions.

Malgré la propagation du christianisme, surtout dans les milieux citadins, et l’opposition de l’Eglise amazighe aux traditions animistes et à la pratique de la magie et de la divination, très répandues dans les milieux populaires, les Imazighens, peuple profondément animiste, restèrent en général très attachés aux cultes des manifestations de la nature et à sa célébration par toutes sortes de fêtes et de cérémonies dédiés à l’eau ( par exemple le culte d’Amane, qui a donné naissance au culte d’Amon, en Egypte, la célébration d’Anzar, dieu de la pluie.), aux montagnes, considérées comme des temples des dieux et des esprits, les grottes, les sources, les arbres, véritables lieux de pèlerinages saisonniers, que ni le Christianisme ni l’Islam n’ont réussi à éradiquer de la mémoire collective et qui continuent à être répandues de nos jours.

L’empire romain non plus n’a pas réussi a modifier l’esprit amazighe, farouchement attaché à ses traditions, malgré l’imposition du culte dédié aux césars ; de nombreux martyrs Amazighes chrétiens payèrent de leurs vies le refus de reconnaître l’empereur romain comme une divinité, et l’on sait par ailleurs les déboires d’un auteur berbère célèbre, Apulée, Afulay de son vrai nom, confronté à la justice romaine à la suite d’accusations de pratique de la magie.
La célébration de la nature :

Les fêtes, animistes et agraires à l’origine, ont toujours eu pour fonction de resserrer les liens, de restaurer le dialogue entre les diverses composantes de la société, hommes, femmes, jeunes et vieux, riches ou personnes de conditions modestes, citadins ou ruraux, les cérémonies réunissent dans un seul élan spirituel et festif à la fois tous les membres de la communauté ; elles sont bien antérieures au Christianisme puis à l’Islam, bien qu’elles en portent son apparence, comme aujourd’hui, en coïncidant avec les célébrations du calendrier musulman, elles renvoient néanmoins à un passé fort lointain, selon un schéma symbolique qui met en scène la structure duelle de l’univers (monde apparent, terrestre et monde occulte, céleste) et les efforts continus entrepris pour sauvegarder le dialogue et l’équilibre de ses parties jumelles, de dépasser et vaincre les oppositions et les contradictions, selon des rituels variés que l’on retrouve encore dans toutes les sociétés amazighes.

Cette même tentative de communication entre le visible et l’invisible se noue à l’aide de nombreux rites et pratiques, dont les expressions se trouvent dans toutes les manifestations religieuses, artisanales, architecturales, une multitude de gestes quotidiens ou de célébrations périodiques dont la femme surtout est détentrice et gardienne des secrets. Les lieux de pèlerinage, les manifestations religieuses collectives, se situent en dehors des religions monothéistes imposées et leur sont bien antérieures. Combattues tour à tour par le Christianisme puis par l’Islam qui ont vu en elles une forme de superstition et une persistance du paganisme - comme cela s’est passé dans d’autres civilisations, par exemple les Amérindiens obligés d’embrasser le Christianisme ont continué leurs pratiques religieuses animistes, sous des aspects bien catholiques, au sein même de l’église !- elles en ont emprunté les formes extérieures pour pouvoir se perpétuer en toute impunité : adoration des icônes et reliques chrétiennes ou invocation de la « baraka » des saints de l’Islam, pèlerinage saisonniers aux lieux saints, retraites spirituelles sous couvert de religions officielles, prières, jeûnes, sont encore pratiqués dans le même esprit animiste originel, un culte secret dédié à la Nature- mère et un moyen de transcendance pour rétablir, « à la barbe des religieux », ce dialogue permanent avec le monde invisible, afin de relier l’être vulnérable avec le cosmos dont il est issu.
La femme, gardienne des traditions et médiatrice privilégiée :

Médiatrice initiée et privilégiée entre l’intérieur et l’extérieur, entre le monde d’en bas et le monde d’en haut, la femme amazighe emprunte à la nature même son propre langage, au même titre que l’« Agourram », le « sage », celui qui sait, l’« Aggag » touarègue au savoir ésotérique, sortes de druides- chamans de la cosmogonie amazighe ; comme eux et au même titre que l’artisan, elle a toujours détenu les secrets des pratiques divinatoires et thérapeutiques, issues de nombreuses traditions très anciennes qui trouvent leur origine dans le Néolithique capsien et enrichies successivement au cours des siècles par des apports étrangers, mésopotamiens, égyptiens grecs, romains, juifs, arabes...

Car la femme amazighe, pilier de la maison, a toujours été le garant de cette âme berbère qui est restée profondément attachée à la terre et au spectacle permanent et changeant à la fois des phénomènes naturels ; pendant que l’homme s’adonnait aux activités de la chasse, à l’extérieur du village, la femme a eu le loisir d’observer la nature et de la cultiver, d’assister aux naissances et l’évolution de la vie, d’observer chaque domaine des règnes naturels- animal, végétal, minéral et éthéré (vents, nuages, brumes, air)- étant censé être animé par un esprit agissant qui lui est propre, dont il faut s’attirer l’approbation et la protection, savoir vivre en toute harmonie avec lui et être capable de déchiffrer son langage et ses présages : le vol de l’hirondelle, les filaments de laine accrochés à la branche, le changement du vent ou de la couleur du ciel, les traces laissées par l’animal sur le sable, sont autant de messages adressés à l’Homme pour le prévenir et lui indiquer sa marche dans la vie et les dispositions à tenir.

Le mouvement régulier des astres dans la voûte céleste, le retour régulier des saisons et des travaux agricoles périodiques qui leur sont inhérents, impriment également dans les consciences une idée d’ordre supérieur et d’harmonie universelle, un mouvement de la vie collectif qui englobe l’être humain, qui n’en est qu’un élément, à pied d’égalité avec toutes les autres manifestations de la nature mère.

Depuis le Néolithique les femmes surtout furent les gardiennes de l’âme et de la culture amazighe, les principales détentrices du patrimoine culturel qu’elles ont su préserver et qu’elles continuent de transmettre de génération en génération. Ce savoir millénaire issu de l’observation de la nature, de ses cycles et de ses manifestations, elles l’expriment dans toutes leurs pratiques quotidiennes, qu’elles soient d’ordre spirituel, artisanal, esthétique ou domestique, créant ainsi la cohésion et la permanence de la famille, de la tribu et du peuple amazighe, malgré les aléas de la vie et les bouleversements historiques : qu’elle soit citadine ou rurale, la femme amazighe maintient intact et continu ce fil conducteur qui relie les générations nouvelles avec les anciennes, établit le dialogue entre les monde visible et invisible ; comme ceux de son village, des oasis tunisiennes, des déserts sahariens, des plaines algériennes ou des montagnes marocaines, la même mentalité, le même esprit qui unit toute une nation homogène, malgré l’apparente diversité, l’absence de cohésion politique, la même sagesse est transmise fidèlement, car la femme berbère est conservatrice, bien que curieuse et opportuniste, elle ne met jamais en péril l’héritage culturel et la masse d’expériences accumulées depuis les origines.

Ce qui apparaîtra anodin, superflu ou relevant d’un folklore désuet aux yeux du profane, par exemple des motifs géométriques peints sur une poterie quelconque, un tissage discret ornant un tapis ou le revers d’un burnous, un motif particulier ornant un bijou ou quelque dessin au henné ou la forme d’un tatouage aura une signification toute particulière pour l’initié, car tous ces symboles possèdent un signifiant riche de sens et utilisent un vocabulaire codifié, qui est la trame solide et permanente de tout un peuple et sa culture, son essence profonde, encore plus résistante face aux modes et aux assauts du temps,un repère face aux bouleversements religieux et historiques. L’ensemble de ces symboles et motifs exprime effectivement la forte unité culturelle de tout un peuple, comme signes de reconnaissance parmi les membres d’une vaste famille ils permettent de reconnaître à certains détails particuliers l’appartenance régionale ou sociale de celui qui les porte.

C’est dans cette tradition toute agraire que se situe l’art de la prédication amazighe, qui, rappelons- le, puise toute sa force, son originalité et son expression dans la vie agricole et pastorale ; contrairement à l’astrologie mésopotamienne, qui a donné naissance à l’astrologie occidentale, et qui sont toutes deux basées sur l’observation des astres, par opposition à la divination orientale, surtout arabe, qui identifie la vie humaine à un combat et qui utilise une symbolique guerrière ( les armes ), la prédication amazighe est chargée d’une symbolique toute pacifique, rationnelle, empruntée à la nature et à la vie quotidienne.
Les symboles et les signes de prédestination :

Influencée sans doute par de nombreux courants venus d’Orient, de la Mésopotamie, 3000 ans avant notre ère et surtout de l’art de la divination égyptien, l’horoscope amazighe plonge ses racines dans une époque très reculée, bien avant l’Antiquité ; mais contrairement à l’astrologie mésopotamienne, puis romaine qui en est l’héritière, toutes deux se référant principalement au système zodiacal ( positions des astres dans le ciel ), l’art de la prévision des destinées berbère se fonde sur la vie agraire et les relations que l’homme entretient avec son environnement familier, terrestre et son activité principale, l’agriculture : retour cyclique des saisons, transformation de la nature et adaptation des activités humaines aux conditions du temps, déterminent, d’une certaine manière la destinée de l’être selon la période où il naît.

Chaque saison, chaque période de la vie agricole possède ses caractéristiques, positives et négatives, ses symboles majeurs et ses attributs secondaires qui confèrent des qualités morales et physiques, des prédispositions bonnes ou mauvaises, qu’il s’agit de savoir réguler, équilibrer, afin de vivre en parfaite harmonie au sein de la communauté et avec les énergies universelles.
Le calendrier agraire amazighe :



L’année agraire amazighe, comme toutes celles de l’aire méditerranéenne, correspondant au calendrier julien que les Imazighens avaient adopté des Romains, est découpée en quatre saisons : tagrest ( hiver), tafsut ( printemps), iwilen ( hiver), amewan (automne). Chacune des quatre saisons comporte quatre signes ou symboles « astrologiques », dont un symbole « majeur » (celui de la saison), qui détermine les trois autres signes de son groupe ; ainsi, chaque individu a un symbole fort, celui de la saison où il est né, et un signe personnel, qui correspond au mois de sa naissance.

La succession des signes astrologiques (quoique ce qualificatif est inapproprié, l’horoscope amazighe ne se référant pas aux astres) se répartit selon le tableau suivant :

1/ Tagrest (hiver) : c’est l’époque de l’endormissement, mais aussi du renouvellement ; on prépare l’année à venir, on prend les dispositions nécessaires pour le reste de l’année : labours, semailles, coupe de cheveux… C’est une période axée sur le travail, le tissage, d’où son symbole fort : le peigne à tisser. Signes : - Le Serpent ; - Le Taureau ; - L’Araignée.

2/ Tafsut (printemps) : période de la renaissance et du renouveau ; fécondité de la terre et fortification du bétail ; exposition à titre préventif et curatif à la pluie qui tombe à cette période ; en cas de sécheresse cérémonie dédiée à Anzar, divinité de la pluie. Symbole majeur : l’Ancre. Signes : - Le Bélier ; - L’Arbre (ou l’Olivier) ; - L’Oiseau (ou l’Hirondelle).

3/ Iwilen (Eté) : Période des moissons et des récoltes de fruits, du miel ; séchage des poteries ; c’est la saison de l’exubérance et de la lumière ; fête du solstice d’été (Laânsra), feux de joie ; fête de l’Awussu (mois d’août), rites d’aspersion, d’ablutions et de baignades (vœux, prévention et guérisons…) Symbole majeur : le Marteau. Signes : - Le lézard (ou la Salamandre) ; - La Mouche ; - l’Abeille.

4/ Amewan (Automne) : Saison des labours et de la préparation de la terre, récoltes des olives et vie axée sur la famille, la maison. Fête de l’Amenzu n- Tgherza, (les semailles) Symbole majeur : la Maison (ou la Croix). Signes : - Le Scorpion ; - L’Escargot ; - La Roue.
Le calendrier amazighe et les fêtes agraires :

Le calendrier agraire amazighe débute le 25 août, quatre jours avant l’automne ; il correspond davantage aux étapes de travaux agricoles et aux phases de végétation et se divise en deux grandes périodes : Semailles et labours (automne, hiver), moissons et récoltes (printemps, été). En plus de ce calendrier agraire les Imazighens ont adopté depuis l’Antiquité romaine le calendrier julien, décalé de douze jours par rapport au calendrier grégorien ; ainsi, le début de l’année amazighe officielle débute le 13 janvier et non le premier de ce mois. Voici les noms des mois berbères, avec leurs dates respectives et les symboles et signes qui leur correspondent :

1 / Tagrest : Hiver. Signe dominant : le Peigne à tisser. Jember (décembre) : le Serpent : du 14 novembre au 13 décembre ; Yennayer (janvier) : le Taureau : du 14 décembre au 13 janvier ; Furar (février) : l’Araignée : du 14 janvier au 13 février.

2/ Tafsut : Printemps. Signe dominant : l’Ancre. Meghres (mars) : le Bélier : du 14 février au 13 mars ; Ibrir (avril) : l’Arbre (ou l’Olivier) : du 14 mars au 13 avril ; Mayyu (mai) : l’Oiseau : du 14 avril au 13 mai.

3/ Iwilen : Eté. Signe dominant : le Marteau (ou la Hache). Yunyu ( juin) : le Lézard ( ou la Salamandre) : du 14 mai au 13 juin ; Yulyu : ( juillet) : la Mouche : du 14 juin au 13 juillet ; Ghust ( ou Awussu : août) : l’Abeille ; : du 14 juillet au 13 août ;

4/ Amewan : Automne. Signe dominant : la Maison (ou la Croix) Shtember (septembre) : le Scorpion ; du 14 août au 13 septembre ; Tuber (octobre) : l’Escargot ; du 14 septembre au 13 octobre ; Wamber (novembre) : le Poisson ; du 14 octobre au 13 novembre.
Signification des symboles et signes :

Comme c’est dit précédemment, chaque symbole et signe de l’horoscope berbère est chargé de sens, qui correspondent à la personnalité ou déterminent les caractéristiques, bonnes et mauvaises à la fois, de la personne qui les porte, sans pour cela être déterminants, chaque personne ayant le choix et le pouvoir d’influer sur sa propre destinée, de corriger ses défauts et d’épanouir ses qualités. Voici, ci- dessous, représentés succinctement, les caractéristiques et les correspondances pour chaque signe.

I : Le Peigne à tisser :

Attribut féminin par excellence, il évoque la fécondité, et l’activité créatrice ; le peigne à tisser représente l’union harmonieuse du spirituel (axe vertical) et du matériel (axe horizontal) ; en effet, dans la symbolique des religions archaïques le tissage a la place d’honneur ; il est l’équivalent de la croix qui est, elle-même, comme nous le verrons plus loin, la synthèse totale de tout l’univers symbolique ; l’axe vertical représente le principe créateur immuable et la partie horizontale le crée, le contingent en perpétuel mouvement, chaque croisement de fil de chaîne et du fil de trame réalise l’union de Dieu transcendant et du monde en devenir. Pour célébrer les mariages, pour s’installer devant le métier à tisser, on attend la période de l’ouverture des labours (Annebdu : le commencement), aux débuts du mois de novembre, en choisissant pour ce rite le moment de la lune croissante qui favorise une généreuse croissance.

Les natifs de ce symbole majeur (Serpent, Taureau, Araignée) sont créatifs et spirituels à la fois ; travailleurs ils sont aussi portés sur la contemplation et les activités intellectuelles, désirant voir se concrétiser leurs idées dans la réalité ; ils allient parfaitement les deux sphères aérienne et terrestre, idéalistes mais aussi débrouillards dans la vie quotidienne, ils conçoivent des projets et se consacrent à les réaliser.

Signes associés :

A : Le Serpent : C’est un signe positif, celui de la vie dans son expression la plus primitive, mais aussi l’énergie et la force vivifiante qui anime le monde et le fertilise. Il représente aussi la vie éternelle, la continuité, le mouvement, à travers les mutations et les aléas du temps ; il exprime l’idée de permanence, de régénération, de perpétuelle puissance vitale ; le serpent est aussi le symbole phallique fécondateur et paradoxalement de la chaleur solaire. Les natifs de ce signe sont doués de vitalité et de dynamisme, créatifs, ils sont aussi capables de fidélité à leurs principes, voire de conservatisme et d’un sens d’adaptabilité face aux changements qu’imposent parfois les circonstances. Ils demeurent égaux à eux-mêmes et se laissent peu influencer ; doués de persévérance et de détermination ils arrivent souvent à concrétiser leurs projets, quelques soient les circonstances et la durée que cela impose.

B : Le Taureau : Symbole de la force aveugle et irrésistible, le Taureau est le principe masculin par excellence dont la semence fertilise le monde, mais aussi un principe cosmique qui concentre les forces créatives et spirituelles. Le Taureau est franc, fougueux, déterminé ; comme le Serpent, il est persévérant, toujours porté vers l’action, même si parfois il manque de réflexion et de prudence ; spontané dans ses entreprises il est doué de combativité et d’énergie dans l’action. Le Taureau rassure par sa force de caractère, par sa franchise et sa fidélité, mais il peut se montrer brusque, voire brutal et heurter la sensibilité d’autrui.

C : L’Araignée : Symbole féminin de vie laborieuse, de patience et d’harmonie ; l’araignée, comme les natifs du Peigne à tisser est créatrice, douée de qualités manuelles, voire artistiques, elle est capable de concentration et de persévérance, toujours appliquée et soigneuse, discrète et paisible, mais redoutable dans ses réactions et son efficacité ; casanière elle est toute portée vers la vie intérieure, qui favorise l’attention et la réflexion, douée de patience elle sait attendre le moment opportun pour agir et le moment favorable pour chaque entreprise. C’est une auxiliaire précieuse, dotée de sagesse pratique, qui peut donner de bons conseils. Elle aime son entourage qu’elle entreprend à aider et à défendre constamment.

II / L’Ancre :

Symbole de solidité, de permanence et de fidélité ; il évoque la stabilité mais également l’équilibre intérieur et la lucidité, par rapport aux circonstances mouvantes et troubles de l’existence. Les natifs de ce signe (Le Bélier, l’Arbre – ou l’Olivier-), l’Oiseau- ou l’Hirondelle-) personnifient, chacun à sa manière, cette idée de paix, d’équilibre et de permanence.

Signes associés :

A : Le Bélier : Principale qualité : la générosité ; il représente, comme le Taureau, la force génésique ; symbole très fort pour les Imazighens qui en ont fait leur « Totem » par excellence, l’élevant même au stade de divinité. Il exprime la vie dans son jaillissement irrésistible, la force des éléments et un caractère fougueux, voire vindicatif et orgueilleux, fier et épris de liberté. Très amical et sociable, il a le sens du groupe, aime la communication et possède des qualités de meneur ; fidèle à ses principes, à son entourage, c’est un caractère fidèle, réfléchi, qui se laisse rarement influencer par les circonstances, d’où son entêtement parfois qui peut agacer ; autre défaut, le Bélier est ombrageux, facilement susceptible.

B : L’Arbre ( ou l’Olivier ) : Symbole de stabilité, comme l’Ancre et du don, son signe majeur, l’Arbre ( ou l’Olivier) est chargé de connotations positives ; il est associé à la vie aisée, à la prospérité, au bonheur et à la fécondité ; repère stable dans un univers changeant, il est l’axe autour duquel gravitent les êtres, les choses, les esprits ; symbole de la vie ( racines) et de la connaissance, de la sagesse ( feuilles) ; les natifs de ce signe sont caractérisés par leur sérénité, leur force intérieure tranquille et bienfaisante. Le nom de l’olivier en langue berbère, « azemmur » dérive du mot « tazmmart », la force. Ils sont aussi appréciés pour leur esprit de camaraderie, leur bonté naturelle, leur attachement aux valeurs familiales et du terroir ; paisibles ils procurent la sécurité, justes ils défendent ceux qui sont persécutés injustement et ont tendance à protéger leur entourage, parfois de façon excessive, car ils sont possessifs et d’un naturel inquiet.

C : L’Oiseau (ou l’Hirondelle) : C’est le symbole de la relation entre le ciel et la terre, il représente la légèreté, l’intelligence vive et l’esprit d’à propos, voire le souffle de l’âme qui descend dans la matière et l’anime ; les natifs de ce signe sont doués de mouvement, d’agilité et de dynamisme ; comme l’oiseau ils sont attachés à la liberté, aiment changer souvent de place, d’idées, s’ennuient dans l’uniformité et la routine. Bons vivants ils aiment rire, faire des rencontres, communiquer. Ils apprécient les arts, les spectacles, la musique, de nouveaux paysages ; très sensibles ils sont doués d’intuition et de finesse dans les sentiments et l’expression artistique, la poésie. Ils sont aussi spirituels, voire mystiques, portés sur les questions d’ordre métaphysique religieux. L’Oiseau peut se montrer instable dans ses décisions, insaisissable dans ses propos, mais doté d’une grande finesse d’analyse intellectuelle.

III / Le Marteau (ou la Hache bipéenne) :

Symbole majeur de l’été, c’est un signe solaire qui représente la force brutale et créatrice ; dans la main du forgeron il est capable de réduire le fer et de lui donner forme ; le Marteau représente l’autorité, le pouvoir de domination, les forces naturelles et le pouvoir créateur. Les natifs de ce signe sont actifs, créateurs, aiment à agir sur la matière concrète et voir leur travail prendre forme. L’inactivité les rebute, ils excellent dans le travail et entendent l’accomplir jusqu’à la perfection. Energiques et résistants mentalement ils ne se découragent pas facilement face aux difficultés, entreprennent parfois des tâches de longue haleine, avec persévérance, jusqu’à l’aboutissement de leurs projets.

Signes associés :

A : Le Lézard ( ou la Salamandre) : Habitué à la maison, à son territoire, il entend le protéger des mauvaises influences réelles ou invisibles ; symbole de l’élévation spirituelle il remonte de l’ombre à la lumière , toujours à la recherche d’un bonheur simple et durable. D’un naturel discret, voire secret et solitaire, le Lézard aime par-dessus tout la tranquillité, la simplicité, son environnement familier auquel il est très attaché. C’est un être humble, contemplatif, serein, qui sait prendre du recul par rapport aux événements ; sage, il sait distinguer l’essentiel du superflu et ne se laisse pas influencer rapidement ; doué d’optimisme il ne se laisse pas abattre par les revirements du sort et sait attendre sereinement le moment opportun ; même blessé il ne se plaint pas, sait se remettre sur pied et repartir à nouveau dans la vie, sans regrets ni amertume.

B : La Mouche : Constamment en mouvement, harcelant hommes et bêtes, la mouche représente la vie dans sa vivacité et son ardeur, sa capacité à se reproduire et à se multiplier à l’infini. Comme elle les natifs de ce signe sont doués de passion, de vivacité, de créativité et de zèle ; ils aiment le mouvement, les sentiments débordants, parfois excessifs dans leur expression, ils peuvent être sujets à l’agitation et à l’exagération ; ils sont entiers dans leur engagements, francs dans leurs relations, souvent exigeants envers eux- mêmes et envers les autres, ils sont débordants de vie et d’énergie. Mais la mouche peut parfois avoir des propos mordants, la critique facile, car elle est soucieuse de vérité et de justice, n’acceptant pas l’hypocysie, les compromissions ni les demi mesures ; la diplomatie n’est pas son fort. Si elle est convaincue du bien fondé d’une entreprise, elle se donnera corps et âme pour l’entreprendre et la réaliser. Ce qui en fait un excellent élément dans un groupe, d’autant plus qu’elle a le sens du travail en équipe.

C : L’ Abeille : Elle est le signe du labeur et de la minutie ; l’Abeille symbolise le bonheur familial et l’abondance et son miel la douceur de la vie et la longévité ; ses qualités sont l’ordre, le travail et la modestie ; très soucieuse pour les petits détails et pour son confort matériel, elle donne une grande importance à la ponctualité ; discrète, conformiste et très sociable elle s’intègre parfaitement dans son milieu ( famille, quartier, travail…) et se fait remarquer par son sérieux, sa discrétion et son dévouement pour le bien de la communauté. Sympathique, tendre, généreuse, elle prête volontiers aide et assistance, toujours positive elle est de bonne compagnie et de bon conseil pour ses proches qui admirent surtout chez elle son sens de l’organisation et son abnégation totale. Mais sa vie, répétitive, risque de lasser par sa monotonie et son manque d’exubérance.

IV/ La Maison ( ou la Croix ) :

C’est le symbole dominant de l’automne ; il exprime à lui seul tous les fondements de la pensée amazighe, fondé sur le chiffre cardinal 4, considéré comme le nombre crucial, totalisateur, symbole d’espace et d’équilibre parfait. En effet on retrouve ce nombre à la base du carré (représentation de la maison, fondement de la société berbère, que l’on retrouve également dans l’écriture tifinagh, à la base de nombreuses lettres) et de la croix (+), également utilisée en écriture tifinagh. La Croix, comme le peigne à tisser, est le symbole de la convergence du monde d’en haut (Dieu créateur, Axe vertical) et du monde terrestre (Axe horizontal, la Création). Outre cet aspect quasiment divin du chiffre 4, on retrouve la Croix (4 angles) comme symbole des quatre saisons, des quatre vents, les quatre directions (points cardinaux), quatre phases de la Lune, quatre parties de la plante ( racines, tige, feuilles et fleur à fruit), quatre espèces animales ( celle qui rampe, celle qui vole, celle qui marche et celle qui nage) ; le nombre quatre représente aussi les quatre dimensions célestes des Imazighens : le ciel, le Soleil, la Lune et les étoiles, ainsi que les quatre temps humains ( enfance, jeunesse, maturité et vieillesse) point sur lequel nous reviendrons plus en détail. La psychanalyse moderne, à la suite de Jung, accorde à la quaternité le fondement archétype de la pensée humaine, totalisant les processus psychiques conscients et inconscients ; la conscience à son tour comprenant quatre fonctions fondamentales : la pensée, les sentiments, l’intuition et la sensation.

Les natifs de ce signe ( Scorpion, Escargot et Poisson) sont doués d’équilibre, de maturité, alliant dons intellectuels et qualités physiques.

Signes associés :

A : Le Scorpion : Signe ambivalent, complet, réunissant en une seule entité la force et le courage, le mal et la mort ; c’est un signe positif, car il éloigne le mauvais sort ; séducteur naturellement, le Scorpion charme, brille en société par son intelligence et sa vivacité d’esprit et ses talents ; admiré également pour sa sagesse, son intuition et sa lucidité en toutes circonstances mais souvent réservé dans les conversations, secret et silencieux, il préfère la réflexion constructive au bavardage et aux futilités ; efficace dans l’action en général, il a la capacité d’accomplir en peu de temps ce que d’autres mettraient des journées entières à faire. De nature solitaire et fier, il s’impose à lui même son propre rythme de travail et de repos, n’aimant dépendre de personne et affrontant les difficultés et les obstacles avec une apparente facilité ; exigeant avec lui même et avec son entourage, il a la critique facile, parfois mordante et il vaut mieux être son ami car il pardonne rarement à ses ennemis, qu’il poursuit jusqu’à assouvir sa vengeance !

B : L’Escargot : Comme le Scorpion c’est un signe positif, de bonne augure, car il est associé à la pluie et à la lune ; l’Escargot représente dans la symbolique berbère la fertilité, le cycle des récoltes et la permanence. Doué de nombreuses qualités morales et physiques, telles que la patience, l’endurance, la persévérance, la modestie, c’est aussi un signe qui évoque le calme, la tranquillité de la vie et la sagesse ; les natifs de ce signe sont doués de maturité ; pacifiques mais réalistes ils apprécient le confort et ne manquer de rien ; ils ont horreur du désordre, des querelles, du tumulte et de l’agitation ; recherchant la paix et l’harmonie par-dessus tout l’Escargot est un fin diplomate, doué de patience et d’une grande capacité d’écoute ; ainsi il est apprécié, il sait attirer les confidences, sans jamais s’impliquer toutefois dans les problèmes d’autrui, estimant que chacun doit résoudre seul ses difficultés. D’apparence douce et paisible les natifs de ce signe sont doués néanmoins de détermination, abordant les situations avec logique et détachement, ce qui peut laisser supposer de leur part une forme de cynisme et d’indifférence. Esthète et érudit l’Escargot aime se retirer dans le calme pour plonger dans l’étude et la contemplation, se ménageant un univers douillet et tranquille…

C : Le Poisson : C’est un symbole protecteur pour les Imazighens ; le Poisson est bénéfique, car il éloigne le mauvais œil ; signe de sécurité, sans doute parce qu’il se trouve protégé sous l’eau, à l’abri des dangers. Comme le Lézard (la Salamandre), le Poisson est un motif privilégié dans l’ornementation berbère : très souvent utilisé comme motif dans les bijoux, la poterie, car c’est un signe positif qui attire la chance et protège contre le mauvais sort. Le Poisson est fréquemment utilisé encore de nos jours, comme il le fut autrefois, parmi les Chrétiens Imazighens, comme un signe de reconnaissance, pendant la persécution qu’ils subirent de la part des Romains. Il fut le symbole de leur foi et de leur abnégation et il symbolise encore de nos jours la permanence, la fidélité et la lucidité, face aux dangers, aux mouvements troubles des temps Les natifs de ce signe sont idéalistes, peu portés sur l’acquisition des richesses et ne courent pas après les honneurs ; loyaux, intègres, honnêtes, droits et fidèles, ils ne manquent pas de qualités morales ; Digne, le Poisson est également déterminé ; il se fait un point d’honneur de tenir ses promesses et accomplit son devoir sans fléchir, faisant preuve parfois d’un courage exemplaire. Il est également secret, peu expansif, dissimulant ses émotions par pudeur ou par peur d’être mal considéré, critiqué, ne supportant pas les échecs et le déshonneur.


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MessagePosté le: Jeu 18 Déc - 01:54 (2008)    Sujet du message: Publicité

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amoqran
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MessagePosté le: Lun 5 Jan - 07:52 (2009)    Sujet du message: L’ HOROSCOPE AMAZIGHE Répondre en citant

tanmert adrar Razz

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MessagePosté le: Mer 24 Juin - 03:18 (2009)    Sujet du message: L’ HOROSCOPE AMAZIGHE Répondre en citant

azul adrar
c'est un plaisir de te lire, bravo , bravo


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 11:47 (2016)    Sujet du message: L’ HOROSCOPE AMAZIGHE

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